
Cabinets d’avocats : RPVA, secret professionnel, logiciels métiers… pourquoi votre informatique est devenue stratégique
L’informatique n’est plus un support dans un cabinet d’avocats
Pendant longtemps, l’informatique était perçue comme un outil secondaire :
un ordinateur, une messagerie, un prestataire “quand ça casse”.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
Dans un cabinet d’avocats, l’infrastructure informatique est directement liée :
• au respect des délais judiciaires
• à la confidentialité des dossiers
• à la responsabilité des associés
• à la continuité d’activité
Elle conditionne la capacité même d’exercer.
1. Le RPVA : une dépendance critique
Le Réseau Privé Virtuel des Avocats permet les échanges dématérialisés avec les juridictions.
Concrètement :
• dépôt de conclusions
• réception de notifications
• communication avec les greffes
• suivi des procédures
Un dysfonctionnement RPVA ne signifie pas “un bug informatique”.
Cela peut signifier :
• un dépôt impossible
• un délai dépassé
• une procédure fragilisée
Le RPVA repose sur :
• certificats électroniques
• configuration précise des postes
• compatibilité navigateur
• stabilité réseau
Il ne tolère pas l’approximation.
2. Secret professionnel et RGPD : une exigence renforcée
Les avocats sont soumis à un secret professionnel absolu.
Cela implique :
• protection stricte des données
• chiffrement
• contrôle des accès
• traçabilité
• maîtrise des sous traitants
En cas de fuite de données, l’impact n’est pas seulement technique.
Il peut être :
• disciplinaire
• civil
• réputationnel
La cybersécurité devient un enjeu de gouvernance.
3. Les logiciels métiers : le cœur de la production
Les cabinets utilisent des outils spécialisés pour gérer :
• dossiers
• facturation
• temps passé
• pièces
• échanges clients
Parmi les solutions répandues :
SECIB
Kleos
Jarvis Legal
Ces logiciels sont critiques.
Une base corrompue, un serveur instable ou une sauvegarde non testée peuvent paralyser le cabinet.
4. La CARPA et les flux financiers
Les flux financiers transitent via la CARPA.
Cela implique :
• traçabilité stricte
• séparation des comptes
• sécurisation des accès
• protection contre les fraudes
Les tentatives de fraude au virement visant les cabinets d’avocats se multiplient.
Une messagerie mal sécurisée suffit parfois à déclencher une catastrophe.
5. Les risques les plus fréquents dans les petits cabinets
Dans la réalité terrain, on observe souvent :
• box opérateur sans firewall professionnel
• antivirus grand public
• sauvegarde locale non externalisée
• absence de MFA
• comptes anciens collaborateurs encore actifs
• absence de plan de reprise
Le cabinet fonctionne… jusqu’au jour où un incident survient.
Et ce jour-là, il est trop tard pour structurer.
6. Pourquoi l’approche doit être progressive
Tous les cabinets n’ont pas besoin d’une architecture lourde.
Mais tous ont besoin :
• d’un socle sécurisé
• de sauvegardes testées
• d’un contrôle des accès
• d’une protection active des postes
• d’une vision claire en cas d’incident
L’objectif n’est pas de complexifier.
L’objectif est de réduire les risques invisibles.
7. L’informatique comme actif stratégique
Un cabinet structuré sur le plan IT :
• inspire confiance
• réduit son exposition
• sécurise ses flux
• protège ses associés
• gagne en sérénité
Dans un environnement réglementé et dématérialisé,
l’informatique n’est plus un confort.
C’est une condition d’exercice.
Ce que nous mettons en place concrètement pour les cabinets d’avocats
Chez Altevia Tech, notre approche est pragmatique et progressive.
Nous ne complexifions pas votre environnement.
Nous le structurons.
1. Sécurisation du socle
• Vérification et configuration propre des accès RPVA
• Activation systématique du MFA sur les comptes critiques
• Protection avancée des postes via EDR
• Suppression des comptes inutiles et gestion rigoureuse des droits
Objectif : réduire immédiatement l’exposition aux risques courants.
2. Sauvegarde réellement exploitable
• Sauvegarde externalisée chiffrée
• Versionning des données
• Tests réguliers de restauration
• Documentation des procédures
Objectif : pouvoir restaurer rapidement un dossier, une base métier ou l’ensemble du cabinet si nécessaire.
3. Sécurisation des flux documentaires
• Structuration de Microsoft 365
• Sécurisation des partages
• Gestion maîtrisée des PDF et signatures électroniques
• Protection contre les fraudes au virement
Objectif : protéger les échanges sensibles et les flux financiers.
4. Continuité d’activité
• Plan d’action en cas d’incident
• Rôles et responsabilités définis
• Temps de reprise estimé
• Interlocuteur unique
Objectif : éviter la panique le jour où un incident survient.
À propos de l’auteur
François Thevenot accompagne depuis plusieurs années des entreprises et des réseaux partenaires sur des sujets stratégiques liés au logiciel, à la cybersécurité et à la transformation numérique.
Ancien Channel Manager international chez Foxit Software, il a travaillé avec des distributeurs et intégrateurs en Europe et au Moyen Orient, en pilotant des environnements logiciels critiques.
Entrepreneur, il a également évolué dans des structures innovantes et des contextes de croissance rapide, avec une forte culture du résultat et de la structuration.
À propos d’Altevia Tech
Altevia Tech est une société d’infogérance et de cybersécurité basée en Occitanie.
Nous accompagnons les PME et cabinets réglementés dans la structuration et la sécurisation de leur environnement informatique.
Notre approche repose sur trois piliers :
• Fiabilisation du socle technique
• Réduction des risques invisibles
• Pilotage stratégique de l’IT
Nous intervenons notamment auprès de cabinets d’avocats, d’experts comptables et d’autres professions à forte exigence réglementaire.
Notre conviction est simple :
Quand l’informatique devient critique,
elle ne peut plus être approximative.

